Faire la grève de l’amour pour mettre fin à la guerre… C’est le mot d’ordre imaginé par Lysistrata l’Athénienne et ses concitoyennes, fatiguées des combats incessants menés par leurs maris. Ecrite par Aristophane en 411 avant Jésus-Christ, cette farce est l’un des tout premiers réquisitoires contre la guerre, mais c’est aussi un joyeux plaidoyer pour la cause des femmes et pour leur indépendance.
En adoptant son nom, l’association LYSISTRATA se place dans le droit fil des valeurs portées par Lysistrata l’Athénienne. L’association s’est donné pour mission de soutenir des initiatives locales dont le but est de défendre les femmes dans le monde et de lutter contre les violences qui leur sont faites.
…À DAISY, LYSISTRATA contemporaine
Parrain de l’association, Titouan Lamazou a parcouru le monde pendant sept ans pour mener à bien le projet “Zoé Zoé Femmes du Monde”. Sept ans durant lesquels il a recueilli les témoignages et réalisé les portraits des femmes, célèbres ou anonymes, réfugiées, activistes, étudiantes ou prostituées, dont il a croisé la destinée.
Aux États-Unis, il a ainsi rencontré Daisy. Opposée à la guerre contre l’Irak, elle lance un mot d’ordre très simple : “No Peace, No Pussy.” Pas de paix, pas de sexe… De Lysistrata l’Athénienne à Daisy l’Américaine, la filiation se fait naturellement.
L’association LYSISTRATA se veut un relais pour diffuser la parole des femmes qui, de Lysistrata à Daisy, souhaitent faire entendre leur voix. Une partie de sa mission est d’informer le plus largement possible, par le biais de conférences, d‘expositions, de débats ou de films, sur les discriminations dont sont victimes les femmes dans le monde.